Qui ?

Elias Bauguil pro

Parcours académique & formations

Ingénieur INSA de Lyon

Coach certifié chez HEC (AICC HEC)

Theory U (U.Lab du MIT)

Management stratégique de TPE/PME (Structure & Changement)

Gouvernance organique (A. Piecuch)

Parcours proffessionel

Handballeur professionnel (10 ans)

Expert en Revenue Management (10 ans)

Transformation de mereo (gouvernance, culture, actionnariat, raison d’être)

Co-fondateur de Prisme (coopérative d’ entrepreneurs de l’ESS)

Intervenant en management à l’INSA de Lyon

Co-fondateur d’Open Opale

Fondateur de Corporesens

Elias

J’ai grandi dans un lieu-dit au milieu des champs et des collines, au bord d’une rivière (dont les couleurs de ce site et du logo sont inspirés).

Petit, je faisais du théâtre avec mes parents et leurs stagiaires. J’ai rencontré de nombreux comédiens et leurs troupes qui venaient travailler, boire, manger, et échanger dans la convivialité. Cet univers me fascinait et j’étais à l’aise sur scène.
Mais ce qui me faisait rêver c’était de marquer des buts face à des virages de supporters en délires. Peut être que je trouvais le public du théâtre un peu trop sage 🙂

Mes parents ont divorcé et je me suis retrouvé dans une petite ville voisine. Rapidement je suis passé du foot au handball après un essai, j’y étais doué et la culture du club était plus alignée avec les valeurs de ma mère.

Je l’ai pratiqué pendant 15 ans de façon intensive dès le collège. J’ai été plusieurs fois champions de tout un tas de trucs ! A 17 ans je commençais une carrière prometteuse, mais mon adaptation au niveau senior a été compliquée, marquée par de nombreuses blessures, souvent au moment où je jouais à mon meilleur niveau ce qui était extrêmement frustrant. Cela m’a marqué physiquement et psychologiquement, et je n’ai jamais dépassé la deuxième division, ni joué en équipe de France (un petit rêve de raté).

Mais j’ai appris à connaître mon corps et j’ai vécu avec de nombreux groupes, ceux qui ne faisaient qu’un et ceux qui ne faisaient rien. J’ai connu la magie des équipes qui vous transcendent, et celles qui vous descendent. J’ai appris ce qu’est l’entraînement. J’ai gagné quelques titres et j’ai joué un bon paquet de fois le maintien (100% de succès!!). En fait, je suis surtout tombé amoureux des équipes !

Remise du trophée de meilleur joueur au poste d'ailier droit Elias Bauguil

Dans un monde parallèle j’étais bon élève et j’ai fini dans une école d’ingénieur aménagée pour les sportifs car c’était ce qu’on me recommandait. Pour être franc je ne pense pas y avoir trouvé ma vocation, mais ce fût l’occasion d’apprendre deux trois trucs loin d’être inutiles, de rencontrer des amis incroyables, et de faire partie de la plus grande équipe de tous les temps 🙂

A 24 ans, diplôme en poche, je choisis de me lancer dans l’entreprise avec curiosité, en espérant y trouver ma place. J’ai continué à jouer au hand quelques années, le temps de me blesser encore un peu, car je n’avais toujours pas intégré que mon corps c’était moi :). Avant de boucler ma carrière sur un maintien magnifiquement assuré à la dernière journée et une saison sans blessure, c’était mon objectif, enfin !

Le passage au monde de l’entreprise fut d’abord compliqué pour ne pas dire pénible. Malgré l’intérêt intellectuel des tâches et projets, je m’ennuyais, la dynamique collective me manquait cruellement. L’ambiance et les enjeux avaient quelque chose d’un peu fade à mon goût. Mais où et quand se font les célébrations en entreprise ?! 😂
Je me suis alors remis un peu au théâtre, le temps de réaliser quelques clowneries et me détendre 🙂

Scène du Dinner for One par Alice et Elias Bauguil

Détendu, j’ai exprimé au fondateur de mereo ma frustration et mon rêve de collectif, qu’il a métamorphosé en une proposition qui m’embarquait pour 10 ans d’aventure: transformer la culture et la gouvernance de l’entreprise pour y apporter ce que j’avais vécu dans le handball ! Je me suis lancé avec beaucoup d’enthousiasme (et ma petite dose de naïveté) dans ce projet dingue.

La transformation m’a paru lente. Elle a même été douloureuse par moment. Mais elle est désormais réelle, et telle que je suis désormais amoureux de cette équipe, avec cette sensation que mon amour peut encore croître. Il y a peu de sentiment plus agréable et puissant que celui-ci.

Et puis j’ai commencé à entreprendre en parallèle, je me suis lancé un projet qui est devenu Prisme : une coopérative de l’ESS fondée avec le rêve d’accompagner des gens passionnés par leur métier en y ajoutant les ingrédients « artiste » et « équipe » pour que ces solistes puissent répondre à des projets plus grands ensemble et se développer individuellement à l’aide de leurs pairs et de leur créativité.

Ce cheminement m’a amené à explorer des outils et méthodes, mais au fond surtout moi même. J’ai découvert la posture de coach, les pratiques de l’intelligence collective et les modèles de gouvernance partagée. J’ai pu observer en le vivant que l’origine de chaque action et innovation prend source au fond de nous, que l’être est au cœur du faire.

Sur ce chemin j’ai également appris à vivre avec ma femme, pas au sens où je me suis adapté pour que ça marche (bien sûr, j’ai fait ça) mais j’ai surtout grandi grâce et avec elle. Elle est ma maîtresse spirituelle qui s’ignore 😉

Je suis aussi revenu vers mes racines, je me suis relié à mes parents dans une relation adulte à adulte avec beaucoup de joie et de gratitude en redécouvrant tout ce qu’ils m’avaient offert de visible et d’invisible. Il faut un peu de temps pour prendre conscience de cela.

J’ai enfin découvert un groupe de gens comme moi qui est devenu le collectif Open Opale. Ce sont mes frères et sœurs, un groupe de gens un peu comme moi mais aussi suffisamment différents pour que nos rencontres et projets communs fassent des étincelles.

En 2020 j’ai fondé Corporesens pour essaimer le monde d’équipes incroyables, avec la conviction qu’elles contribueront à la transformation que l’humanité s’apprête à vivre au 21ème siècle.

Si je peux comparer cela à la transformation de mereo en beaucoup plus grand, je le sais, ça ne sera pas facile, ça sera très dur même, mais j’en suis convaincu le résultat sera beau, puissant et joyeux, ainsi va la vie !

Pour celles et ceux qui préfèrent écouter.
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